Fabio di Giannantonio en plein doute et il le dit.



Quand on parle de Ducati, on parle souvent de 8 motos qui peuvent jouer aux avants postes mais dans les faits, il n'y en a que 7 qu'on retrouve régulièrement dans le top 10.


Et celle qui manque le plus souvent à l'appel est celle de Fabio Di Giannantonio.


Et le comparatif avec son coéquipier fait mal, très mal :


211 points pour Bastianini

23 pour points pour Giannantonio.


Pourtant, à partir du Mugello, il y a eu un déclic chez le pilote italien.


Il domina la Q1 et contre toute attente il réalisa la pole position devant les deux pilotes de la VR46. Il savait que la course sur le sec serait difficile qu'il termina à la 11ème position, ce qui était son meilleur classement en 2022.


Mais le plus surprenant s'est produit au grand prix suivant sur le sec, en Catalogne Giannantonio réalisa le 5ème temps des qualifications et là plus personne ne pouvait dire qu'il avait réussi cette performance grâce à une piste humide. Il domina donc son coéquipier pour la seconde fois consécutive en qualifs.


Dommage, en course il chuta au 8ème tour alors qu'il était en 11ème position.


Et il confirma encore en Allemagne, il domina la Q1 et réalisa la 4ème position en qualifications tandis que Bastianini ne réalisa que le 17ème chrono. Et en course, il réalisa sa meilleure prestation de l'année, il termina 8ème et devança Bastianini de plus de 6 secondes.


A partir de ce moment là, n'importe quel observateur pensait qu'il était lancé et pourtant, cela a été le dernier coup d'éclat de Fabio. Il réalisa un week-end assez solide en Autriche en se qualifiant en Q2 après être passé par la Q1 mais cela s'est arrêté là, ce week-end était le dernier où il a marqué des points (11ème).


Depuis c'est la descente aux enfers sans qu'on comprenne pourquoi ce coup d'arrêt alors qu'il était en constante progression.


Voici en détail ses classement cette saison :



Et en ce début de semaine, Giannantonio a sorti un texte assez touchant pour expliquer ses problèmes sans se chercher la moindre excuse et le constat est cinglant, le Moto Gp demande un investissement total, le moindre petit relâchement se paie cher, très cher..


Dix-neuvième course de la saison, la tendance du week-end est toujours la même. Malheureusement, nous ne nous améliorons pas, nous ne résolvons pas les problèmes, donc nous ne pouvons pas aller plus vite.


Le fait est que j’ai pris de moins en moins de plaisir sur la moto cette saison. Mais je ne parle pas de la moto elle-même, pas du tout ! La Ducati MotoGP est la machine la plus extraordinaire et la plus incroyable sur laquelle j’ai jamais roulé et je suis reconnaissant d’avoir l’opportunité de la piloter. Je me suis moins amusé et les résultats ne sont pas venus. Dans tout cela, qu’ai-je appris ?


Eh bien, j’ai appris que le niveau en MotoGP est très élevé et que rien n’est laissé au hasard, et je pense que c’est ce dont il s’agit.


Travailler dur, travailler vraiment dur, planifier, étudier, analyser, croire, faire confiance, penser à tout, ne négliger aucun détail, avoir une obsession. Oui, parce qu’en fin de compte la question est : Mais toi, tu as l’obsession ? Car ce n’est qu’en répondant "oui" que vous pourrez vous mesurer aux plus grands de ce sport.


Je suis dans mes pensées à l’aéroport, dans quinze jours il y a Valence, une course que j’affronte avec la mentalité de faire bien, très bien, comme je l’ai toujours fait. Puis un autre chapitre s’ouvrira, qui sait.


Bref ce n'est pas la joie chez le pilote italien, l'inter-saison va être la bienvenue.

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