Pol Espargaro nous explique les problèmes de la Honda.



A la suite des essais hivernaux, la Honda était vu comme un épouvantail.


Non seulement rapide dans les mains de Marc encore convalescent après sa diplopie mais encore + dans les mains de Pol Espargaro.


Honda avait enfin réalisé une moto convenant à tous les styles de pilotage et surtout celui de Pol qui aime avoir du grip arrière.


L'espagnol n'en croyait pas ses yeux, aux essais hivernaux, il faisait des chronos en pneus usés que les autres avaient du mal à égaler en pneus neufs.


Et le Qatar avait confirmé cette très bonne impression, Pol Espargaro signa une 3ème place en menant la course pendant 17 tours et perdit ses chances de victoires après un freinage ratée en bout de ligne droite.


Mais Marc avait prévenu Pol, il faudra confirmer cette embellie sur des pistes avec peu de grip contrairement aux pistes des tests hivernaux dont les motos roulent près de 100 tours chaque jour avec en + les pilotes d'essais.


Et cette embellie n'a jamais été confirmée, la Honda devenant de moins en moins compétitive et de plus en plus imprévisible, en témoignent les multiples chutes.


Pol nous fait donc le point sur les problèmes de la Honda :


La moto du début de saison et celle en cours n'ont rien à voir. Ni en termes de maniabilité ni techniquement. Je n'ai pas eu de chute pendant toute la pré-saison !


Lorsque vous répétez les chutes, et qu'elles se produisent même lorsque vous êtes lent, quelque chose ne fonctionne pas, c'est un signe clair que quelque chose ne va pas bien.


Et modifier la moto n'est pas si simple. Il y a beaucoup de composants qui ne dépendent pas de nous, par exemple les pneus.


Je ne pointe pas du doigt Michelin, mais nous n'avons pas su nous adapter comme les autres constructeurs.


A propos des remarques de Marc Marquez sur les problèmes du train avant dès les tests :


Il a dit aussi qu'avec cette moto nous étions très bien partis. C'était la réalité que nous vivions à ce moment-là. C'est pourquoi nous avons été choqués quand les choses ont commencé à mal tourner.


Et quand on lit les remarques de Pol Espargaro sur la Honda, on a l'impression de lire Quartararo ou Rossi quand ils parlaient du manque d'évolutions de la Yamaha.


Le plus gros problème est notre vitesse de réaction. Nous sommes très lents. Nous avons des problèmes, nous les avons localisés, mais nous ne sommes pas en mesure de tester de nouvelles pièces.


Depuis le Qatar, nous avons essayé un cadre différent, très similaire à celui que nous avions, et il en va de même pour un bras oscillant. C'est tout.


Dans une situation aussi difficile, nous sommes en retard dans le système pour abaisser le vélo en accélération, dans le développement aérodynamique, nous n'avons aucune adhérence. Et nous ne testons rien pour nous améliorer.


Je pense qu'ils ne devraient pas avoir peur de faire des erreurs ! La sécurité est une priorité pour eux, ils ne veulent rien tester qui puisse mettre en danger la sécurité du pilote.


Je pense que c'est admirable et en tant que pilote je l'apprécie vraiment. Mais quand les choses tournent mal, il faut parfois risquer plus.


Nous verrons si le message sera entendu.

26 vues2 commentaires

Posts récents

Voir tout