Pecco ne comprend pas sa chute mais Michelin a une explication.



Peut-être que nous ne connaitrons jamais la raison exacte de la chute de Bagnaia au Sachsenring mais il y a plusieurs explications.


Il était légèrement hors trajectoire et le fait que ce virage tourne à droite sur un circuit qui n'en comporte que trois prouverait que le pneu n'était pas assez en température pour la trajectoire adoptée.


En tout cas, du côté de Michelin, on précise que c'est au pilote de gérer ce genre de problème.


La parole d'abord à Pecco :


Je n'ai jamais vu de telles chutes comme celle-ci, je les vois au Ranch presque tous les samedis.


Pour moi, il est difficile de comprendre la dynamique de la chute après un week-end comme celui-ci… ça fait encore plus tourner les boules. Il faut toujours trouver le côté positif des choses, c'est très difficile pour moi en ce moment. Encore une fois j'étais devant, on se serait battu pour la victoire, Fabio pour l'instant est le seul à ne pas se tromper, il pilote la Yamaha comme il faut la piloter et ça fait la différence.


Soit je partais bien et j'essayais de gérer, soit il était devant et si dans les deux premiers tours je n'arrivais pas à rester devant je ralentissais un peu pour ne pas chauffer le pneu avant. C'est ce que j'ai fait.


Comme j'ai vu qu'il poussait fort, je n'ai pas insisté pour le coller pour ne pas trop faire monter la pression des pneus. Avec moi derrière il n'aurait pas pu franchir ce pas là, il n'aurait pas tourné sur le bas 1'22". Au final c'est difficile de dire quelque chose, il a gagné et a été meilleur.


Si je suis tombé c'est parce qu'évidemment j'ai fait quelque chose de mal, donc c'est difficile de critiquer autre chose que le fait que je me sois couché.


Le niveau d'adhérence était assez faible dans le tour de chauffe, mais dans les deux premiers tours, Fabio n'a pas non plus semblé être à cent pour cent. A mi-course j'aurais pu faire la différence… Avec le recul je dis ces choses, la seule chose qu'il y a à dire c'est que Fabio était meilleur.


La parole à présent à Pierre Taramasso :




Le pneu dur ne l’a pas aidé ? C’est peut-être qu’il n’était pas encore au mieux.


Le côté droit est le plus critique au Sachsenring, puisqu’il n’y a que trois virages, mais c’est le pilote qui doit le ressentir et qui doit le gérer.


Je pense que c’était une combinaison de facteurs. Je dois dire cependant que Pecco nous a dit qu’il avait un bon feeling avec le pneu, donc je ne pense pas que ce soit un élément à mettre en cause, aussi parce qu’au troisième tour, celui qui a précédé l’accident, il tour en 1’21″9, l’un des plus rapides en piste. En théorie, donc, tout fonctionnait au mieux.

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