Marc Marquez : "J'ai pris des risques dans le 1er tour puis je suis resté là!"



C'est un nouveau Marquez que l'on découvre, un Marquez qui sait où sont les limites de sa moto et qui ne veut pas les dépasser.


Il avait été sage au Qatar ne connaissant pas encore sa moto. Puis il avait prévu d'attaquer à Mandalika, on connait le résultat, highside, diplopie et 2 grands prix à la maison.


Après un énorme Gp à Austin où on l'a vu remonter de la dernière place à la 6ème, le retour sur des circuits plus traditionnels a vu un Marquez totalement désemparé par une Honda 2022 qu'il ne comprend pas.


Donc il s'est fait philosophe, ne prend plus aucun risque en course à part au départ et assure des points sans jamais pousser à fond en course.


Une stat intéressante, cette saison, Marquez est le seul pilote du plateau à avoir marqué au moins 10 pts à chaque course qu'il a disputé.


Autre stat intéressante, parmi le top 15 du championnat, avec Fabio et Alex Espargaro, il est un des 3 pilotes à ne pas encore avoir chuté en course cette saison.


Aujourd'hui, il dit s'être réveillé malade, donc raison de + pour ne pas tenter le tout pour le tout. Il dit avoir pris un risque dans le 1er tour et puis il dit être resté là. car il ne pouvait pas faire + avec cette Honda.


Voici sa déclaration :


Je savais déjà que j'allais avoir des problèmes ici au Mans. J'ai terminé sixième, mais sans les chutes des Suzuki et de Pecco, j'aurais terminé neuvième, loin derrière les leaders.


Quand je me suis réveillé ce matin, je ne me sentais pas très bien. était malade, enrhumé, mais cela n'a beaucoup changé les choses, je ne cherche pas d'excuses.


C'est encore 15 secondes, c'est trop loin. Ça aurait pu être 12 si je ne m'étais pas relâché à la fin, je me suis laissé aller, mais ça fait encore beaucoup de secondes.


C'est pour ça que c'est aussi facile d'accepter la situation et de finir sixième. Si j'avais été mieux placé, j'aurais pu prendre plus de risques, mais quand tu es loin, tu n'as aucun doute sur l'opportunité de prendre plus de risques.


J'essaie d'améliorer mon style de pilotage, Honda essaie de trouver la solution. Je suis le premier à dire qu'il nous faut quelque chose. Il y a une équipe, une moto, des ingénieurs et à l'intérieur du box, nous manquons d'idées. Il faut que le matériel arrive et que la moto évolue.


A Jerez, j'ai apprécié parce que j'étais capable de me battre. Ici, je n'ai pris des risques que dans le premier tour, pour me positionner, puis j'y suis resté.


Les risques de chute étaient élevés. Sûrement, si j'avais pris le risque, j'aurais peut-être pu finir devant Zarco. Samedi, j'ai déjà dit que plus ou moins ce serait notre position. Sans les trois chutes qui se sont produites en devant, j'aurais terminé neuvième.


Mon rythme n'était pas bon et je n'ai pas pu avoir le déclic attendu. La seule solution aurait été qu'il pleuve, mais au final c'est resté sec. C'était notre course, prendre des risques dans les premiers tours, mais rester là, notre heure viendra sûrement.


Nous devons comprendre beaucoup de choses sur la moto et mon style de pilotage, car maintenant je ne roule pas comme j'aime. Nous devons faire un pas en avant, mais je dois aussi le faire car je ne roule pas bien. Je suis toujours la Honda la plus rapide, mais ce n'est pas mon objectif.



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