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Jules Cluzel : "J'ai arrêté ma carrière car j'avais peur dans le peloton".



Jules Cluzel, c'est le pilote qui a un peu touché en tout dans le sport Moto de haut niveau.


La 125, la 250, le Moto 2, le World Superbike et enfin le World Supersport.


Malgré un podium en 250, 1 victoire en Moto 2 et un podium en World Superbike, c'est en Supersport que Jules Cluzel a eu ses meilleurs résultats.


En Supersport, Jules c'est 24 victoires, 63 podiums et 6 fois sur le podium du championnat du monde (3 fois second et 3 fois troisième).


Mais fin 2022, après une année délicate au sein de la structure GMT Yamaha, Cluzel a mis la flèche à l'âge de 34 ans.


Une année qui s'est terminée à la 10ème position au championnat mais dont il ressortira avec plusieurs blessures.


Et plusieurs mois plus tard, Jules nous donne les véritables raisons de sa retraite :


Ce qui m'a vraiment déçu à la fin de ma carrière, c'est que je m'attendais à recevoir un ou deux appels, mais rien ne s'est produit.


Comme j'aime aussi le cyclisme, j'ai parlé à Dan Martin, un cycliste à succès qui a également arrêté. Il m'a dit qu'il n'avait pas reçu d'appel lorsqu'il avait pris sa retraite, même s'il était un peu comme la Formule 1 en cyclisme. Donc c'est pareil partout, ce qui m'a un peu calmé.


La raison de sa retraite?


C'était l'état mental, des mauvaises pensées depuis quelques années, des blessures à répétition, souvent liées aux erreurs de mes concurrents aussi. Tout cela m'a fatigué parce que je me remets de toutes ces blessures.


C'était aussi la peur. La peur qu'un pilote fasse une erreur en freinant. Ce n'était pas la peur de tomber, mais ce que les autres pilotes pourraient faire. Et donc, avec tous ces sentiments mitigés, c’était finalement la bonne décision pour moi d’arrêter. Je ne me sentais plus en sécurité dans le peloton.


Je n'ai pas toujours pensé à arrêter, mais cela ne me plaisait plus tellement. Et j'ai eu des difficultés, notamment dans les années avec le GMT, où je me retrouvais régulièrement et surtout en 2022 au milieu du groupe, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années.


J'ai réalisé qu'il n'y avait aucun respect au milieu de terrain et que je ne me sentais pas en sécurité. C'est dommage car si nous avions bien fait, j'aurais pu me retrouver plus haut avec des pilotes plus expérimentés, comme c'était la plupart du temps le cas à mon époque.


Voilà, ça a accéléré la décision d’arrêter. Je ne l'ai pas regretté, même si ma vie de pilote automobile me manque encore. Ma vie d’athlète, me préparant à un objectif : devenir champion du monde. C'était plutôt cool et c'est quelque chose qui me manque.



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